Mon Parcours

Ma passion pour le travail de l’argile me vient petite fille, notamment dans l’atelier de Mr Robin, sculpteur au Moulin Gautron (Vertou 44).

Un bac classique en poche, je reçois en 1995, le CAP de « tourneur en poterie » au CNIFOP de Saint Amand en Puisaye (89)

Au sortir de cette riche année de formation, j’ai l’opportunité de partir en Guyane française, à la lisière de la forêt secondaire afin de participer à la mise en route d’un atelier de poterie.

J’y ai ainsi eu l’occasion de remonter aux sources du travail en façonnant l’argile des fossés, en cuisant dans un four à bois lors de nuits mémorables. J’y rencontre les « derniers » potiers amérindiens de Guyane travaillant selon la tradition ancestrale.

Rencontres qui serviront de racines à mon travail artistique.

De retour en métropole, je suis  les cours de L’École des Beaux Arts de Nantes, où je pose les fondations de ma démarche artistique et réalise mes premières sculptures sonnantes.

En 1998, mon parcours est « magiquement » chamboulé par la rencontre avec le Steel-drum et son histoire, je m’initie à sa pratique et décide de mener de front un travail musical et plastique.

De nombreux voyages à Trinidad et Tobago pour jouer dans les orchestres, vont me replonger dans cette beauté tropicale et me permettre de rencontrer une culture exceptionnelle autant humainement, qu’artistiquement.

Parallèlement, je travaille dans des ateliers de céramistes (dont Charles hair à Chinon, Mohammed Chariki à Marackesch, Vincent Moreau à St Jean de fos…).

En 2002, la rencontre décisive avec Ivan Levasseur, « Le » céramiste-musicien français, va marquer un tournant dans mon chemin et répondre à mon désir de réunir la céramique et la musique.

Je me plonge dans son univers et suis ses enseignements avec passion.

Je suis initié au façonnage et à l’accordage des flûtes, à la construction des percussions (Udus, tambours et percussions mélodiques) et réalise mes premières Sculptures sonores en argile.





     Au Steel-Band de Montagnac, je rencontre Nicole Rechain, comédienne et metteuse en scène qui me propose une collaboration pour créer et jouer dans le spectacle « La fabrique à sons » pour lequel je construis une scénographie d’argile sonnante. Cette création sera jouée lors de l’édition 2003 du festival de spectacles jeune public de Villeneuve-les-Avignon et nous mènera aussi en lorraine où nous menons en parallèle des représentations, des ateliers dans les classes primaires.

     En 2005, de retour dans la région nantaise, j'installe un atelier et y propose des cours et stages. Je vends mes créations dans des marchés et expositions de céramique.

     L’opportunité s’offre vite à moi d’encadrer des orchestres de Steel-drum ( enfants et adultes) au sein de l’association Calyps’atlantic et d’intégrer l’orchestre professionnel « Macadam Chrome » qui me permet de jouer beaucoup. La rencontre et le travail avec des musiciens trinidadiens exceptionnels tels que Jason Baptiste et Duvone Stewart vont parfaire mon « éducation musicale » et attiser ma passion pour le pan.

     En 2008, j’effectue mon premier voyage en Algérie, ma terre d’origine et la force de cette rencontre donne un nouvel élan à ma créativité. 

     En 2010, je fonde le duo musical MYABARAKA, projet plus personnel, dans lequel je chante et slame mes textes en m’accompagnant du Steel-drum. L’utilisation de samples et de boucleur me permet notamment d’intégrer la sonorité des intruments d’argile.      

     La collaboration avec d’excellents musiciens (K20, Christophe Piot, Bachir Rouimi…) m’ont permis d’approfondir mon travail musical et de proposer un répertoire de chansons et de pièces de musique, mêlant les sonorités d’argile et le steel drum, et de créer un univers à l’image de ma sensibilité métisse.

     Parallèlement je joue aussi avec d’autres formations musicales (Macadam Chrome…), et encadre des steel band d’enfants et d’adultes, ce qui me permet de me consacrer totalement à la musique, délaissant quelque peu l’atelier de céramique.

     C’est pendant ma grossesse en 2012, que la Terre me rappelle à elle et forte de mes aventures musicales, je peaufine ma démarche de céramiste-musicienne et de belles sculptures sonores vont alors prendre forme et son dans l’atelier retrouvé.

     J’écris des contes visuelles et musicaux et ainsi voit le jour « Le conte de la poussière » que je joue encore à ce jour et dans lequel je présente mon instrumentarium  tout en manipulant la terre en « live ».

     En 2014/2015, j’ai la chance d’être artiste en résidence à La maison des Arts de Saint Herblain, où j’initie un travail plastiaue et sonore autour de la féminité, je collecte alors des paroles de femmes et d’hommes, propose des ateliers, met en place un orchestre d’argile et surtout crée une performance visuelle et musicale, fruit de mes rencontres et de mon travail de recherche que je présente en juin 2015.

       Cette expérience riche me permet de concrétiser ma « vision «  de scénographie d’argile, de faire connaître la céramique musicale et de mesurer sa force et son impact. Cela me conforte dans cette voie pluri-disciplinaire.

     En janvier 2016, je suis embauché par cette même Maison des Arts de Saint Herblain pour enseigner le steel drum et diriger des orchestres d’enfants et d’adultes.

     Ainsi je réussis à combiner mes passions en me partageant entre un travail socio-éducatif et mon travail artistique.

     Ma rencontre avec Daniel Perret va aussi donner un nouveau tournant à mon travail et m’initie au travail énergétique avec les sons.

     En octobre 2019, je suis invitée par l’AARC (Association Algérienne pour le Rayonnement culturel) pour une résidence d’un mois, dans laquelle je vais former des étudiants des Beaux Arts d’Alger à la céramique musicale, proposer des ateliers et contes auprès d’enfants et aussi mettre en œuvre une performance céramique et sonore.

       En janvier 2020, je suis invitée par l'association algérienne Réz'arts, pour encadrer un stage de céramique musicale auprès de femmes de différentes régions algériennes et ce dans la belle région de Timmimoun au sud Algérien, aux portes du désert.

Ces rencontres avec ces femmes et le désert marque un tournant dans mon parcours et promettent d'approfondir mes liens avec l'Algérie et de réaliser la Force et la pertinence de mon travail de Céramique musicale et d'affirmer ma posture de sculpteuse de sons et de mots.

Sculpture d’un mask-flûte harmonique dans l’atelier d’Ivan Levasseur.2002

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